Festival de Cannes : Les Amandiers

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Cet été, l’Épatant est parti se rafraîchir les lettrines dans le grand bain du festival de Cannes, a piqué une tête lumineuse à coup d’une programmation éclectique qui n’a pas manqué d’intriguer notre équipe tapie dans les salles noires.

Au cinéma des Arcades, sur la Croisette, était diffusé « Les Amandiers » de Valeria Bruni Tedeschi. Dans la salle aux fauteuils bleues remplis de cinéphiles, nous étions plongés dans la vie de Stella (Nadia Tereszkiewicz).

Ode au théâtre, le film de Valeria Bruni Tedeschi raconte la brutalité du métier de comédien et les travers qu’il peut engendrer. De la sélection des talents à la mise en scène de la pièce en passant par le relationnel ; nous voilà pris d’empathie pour ces jeunes à la conquête des planches.

La photographie représente les années 80 avec une intense transparence ; dans un nuage de nostalgie, les décors, les costumes, les manières de s’exprimer, de penser bien implantés dans ce temps-là.

« Les Amandiers » rappelle aussi les enjeux sociaux de l’époque ; avortement, sida, drogue… Mais aussi les prémices de la vie adulte ; passion, amour, folie… Une alchimie se créée alors. Portée par un jeu d’acteurs brillantissime. La mention spéciale Épatant sera attribuée à Louis Garrel. Le rôle de professeur de théâtre tyrannique, fanatique et drogué lui colle parfaitement à la peau, le voir jouer en devient absorbant, on ne veut pas que ça s’arrête.

Durant ces deux heures de récit, Valeria Bruni Tedeschi nous implique, nous envenime, nous oblige. Impossible de rester insensible à cette aventure qui met en scène une dizaine de vies, toutes plus bouleversées les unes que les autres.

Elsa Dizier

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