En collaboration avec le Chateau de Versailles, l'entreprise AstraZeneca a replanté 450 chênes dans l'allée royale de Saint-Cyr.

AstraZeneca poursuit son engagement environnemental et social

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Après avoir dévoilé l’allée royale de Saint-Cyr , jeudi 30 septembre 2021, où 450 chênes ont été replantés en collaboration avec le Château de Versailles, cette fois, AstraZeneca noue une alliance avec le programme inter-associations de l’Ascenseur. Le but est de donner accès au plus grand nombre à la culture et au patrimoine. Nous sommes allés à la rencontre de Carole Manducher, directrice des Affaires Corporate d’AstraZeneca France, et de Saïd Hammouche, co-fondateur de l’Ascenseur et président de l’Association Mozaïk, pour un retour sur cette collaboration inédite.

Pourquoi est-il important pour des acteurs privés comme vous de s’engager dans ce type de projet ?

Carole Manducher : Je pense qu’il est essentiel de ne pas oublier que l’urgence climatique est une urgence de santé publique. La santé de notre planète, de la population et celle de nos structures sociales et économiques sont intrinsèquement liées. La crise sanitaire de la pandémie de Covid-19 est et fut un des plus grands défis de santé publique jusqu’à présent, mais il semble que la crise écologique soit un défi qui demande encore plus d’ingéniosité et de porosité entre les acteurs de la transition écologique et sociale. Car c’est bien ce dont il s’agit, une espèce d’union sacrée entre les acteurs publics, privés et civils portés par un intérêt commun. L’engagement écologique d’AstraZeneca est sur ce point, sans appel : tout le monde doit mettre la main à la patte, et les industries d’abord.

Pourquoi avoir choisi le Château de Versailles ? Pourquoi l’Ascenseur ?

C.M : C’est une question de valeurs partagées avec et Versailles et l’Ascenseur : la préservation et la promotion du patrimoine culturel et naturel, mais aussi la découverte de nouveaux horizons et métiers pour les jeunes. Les missions d’orientation, d’information et d’éducation sont des missions que nous partageons avec cette coalition d’acteurs associatifs, privés et publics.

Carole Manducher, directrice des affaires corporate d’AstraZeneca France

Une collaboration originale

Comment avez-vous vécu ce partenariat sans précédent ? 

Saïd Hammouche : Ce qui est frappant c’est l’efficacité et l’originalité de cette collaboration autour de problématiques à la fois sociales et écologiques. Nous sommes une structure qui a une culture du résultat et la réunion de plus de vingt-et-un acteurs associatifs dédiés à l’égalité des chances en collaboration avec des acteurs privés est un véritable succès. Nous avons pu créer des partenariats avec des acteurs qui comprennent notre discours et nous ont permis d’installer des méthodes nouvelles à la fois ludiques et pédagogiques, qui recréent un lien entre les jeunes et les territoires, défendent un discours écologique et participent du rayonnement du Château de Versailles.

Saïd Hammouche, co-fondateur de l’Ascenseur et Président de l’association Mozaïk

Les grandes entreprises qui s’engagent dans ce genre de politique sont souvent accusées de « Greenwashing ». Que leur répondez-vous ? 

C.M : Nous n’étions pas très connus avant la pandémie qui nous a mis sous les feux des projecteurs, mais nous étions déjà très engagés dans la transition écologique, nous avons diminué de 60% nos émissions carbone depuis 2015, et nous sommes engagés dans un certains nombres d’initiatives qui s’inscrivent dans le cadre d’une stratégie mondiale “Ambition Zéro Carbone” qui avance de dix ans les plans de décarbonation de l’entreprise, à l’instar de notre programme de reforestation qui vise à planter 50 millions d’arbres d’ici 2025. Nous pensons que la santé de la planète et la nôtre sont complémentaires, diminuer notre impact sur la nature c’est prendre soin de sa santé et de la nôtre en même temps, l’augmentation des maladies respiratoires est directement lié à la pollution de l’air, pour ne prendre qu’un exemple. C’est tout un écosystème d’interdépendances qui partagent la même santé et le même besoin qu’on en prenne soin.

Quels sont vos retours sur ces rencontres entre les jeunes et les artisans de Versailles ? 

CM : Nous avons lancé ce programme de visites découvertes sous la forme de visites des chantiers du Château de Versailles, normalement fermés au public, afin que les jeunes puissent rencontrer les artisans, et tous ces métiers qui réunissent l’excellence du savoir-faire français. Il s’agit de pousser les portes de nouvelles inspirations pour ces jeunes. C’est une boucle hyper vertueuse, qui élargit leurs horizons et redonne ses lettres de noblesse à des métiers qui ont beaucoup de mal à recruter.

S.H : Notre travail c’est d’influencer les trajectoires, d’orienter les jeunes, le pire pour nous c’est le potentiel qui n’est pas attisé. Nous voulons mettre les jeunes sur la route de l’excellence en leur montrant des réalités incarnées ; tailleur de pierre, avant de le voir faire, on n’y croit pas vraiment. Nous accompagnons ces rencontres et investissons notre temps et notre énergie dans le but d’ouvrir ces voies et de rééquilibrer l’égalité des chances. De ce point de vue-là, cette rencontre est merveilleuse.

Et pour la suite ? 

S.H : Nous souhaitons rester pragmatiques et aider les jeunes à trouver du travail, permettre des rencontres informelles comme celles que nous avons pu organiser avec les patrons d’AstraZeneca, pour améliorer leur confiance en eux, les aider à moins s’autocensurer, et commencer à monter leur réseau.

C.M : Nous continuons notre action auprès de L’Ascenseur et de Versailles. Nous donnons vie à de nouvelles initiatives, comme celle que nous venons également de lancer avec l’opération EnStage!  en créant 25 stages au sein des associations de L’Ascenseur pour les jeunes afin de maximiser leurs actions dans les territoires et offrir de belles opportunités essentielles pour leur avenir. Le plus important c’est de ne pas s’arrêter là et de continuer à leur donner leur chance.

Propos recueillis par Melchior

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