Festival de Cannes : Stars at noon

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Cet été, l’Épatant est parti se rafraîchir les lettrines dans le grand bain du festival de Cannes, a piqué une tête lumineuse à coup d’une programmation éclectique qui n’a pas manqué d’intriguer notre équipe tapie dans les salles noires.

Prenons le train jusqu’à Cannes La Bocca, arrêtons-nous devant l’océan et marchons vers le Théâtre Licorne quelques rues plus loin. Une salle là encore remplie pour le dernier film de Claire Denis « Stars at noon ».

Une claque avec un drôle de goût, le genre de scénario auquel on pense encore quelques jours après son visionnage, non pas pour les bonnes raisons. Au premier abord, le synopsis donne envie. Mais, au bout des quinze premières minutes on se demande pourquoi Claire Denis a fait de tels choix. Nous n’enlèverons pas au film ses forces, celui d’un sentiment de gêne vouluement retranscrit et d’un décor qui révèle une sensation d’oppression, de chaleur.

Cependant, le scénario est lent, les scènes prennent le temps de passer, de repasser mais, sont gracieusement surplombées de quelques tangentes d’action et d’énigmes. La bande originale, quant à elle, on ne s’en souviendra pas. Margaret Qualley dans le premier rôle, le message qu’elle transmet est peu appréciable, celui d’une femme dépendante, soumise et victime. Désolant. Joe Alwyn, lui, ne sans sort pas si mal, il donne l’image d’un personnage antipathique brillant, celui qu’on ne veut pas croiser dans sa vie.

Difficile retour à la réalité en sortie de salle, Claire Denis arrive tout de même à nous bouleverser sur la fin mais Stars at noon reste une grande déception.

Elsa Dizier

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